L'Union européenne de radio-télévision (UER) a accusé le gouvernement du Kosovo de faire pression sur le groupe public de radio-télévision RTK pour le mettre au service du pouvoir.
Alors que le Kosovo va célébrer avec des élections municipales le 15 novembre son premier scrutin depuis sa déclaration d'indépendance en février 2008, le groupe RTK et son personnel ont été soumis "sans relâche à des ingérences politiques" au cours des cinq derniers mois par le biais de pressions politiques et financières, a dénoncé l'UER.
De telles pressions peuvent mettre en danger l'aspiration du pays à une plus large reconnaissance internationale, a mis en garde le directeur général de l'UER Jean Réveillon dans un courrier au Premier ministre kosovar Hacim Thaci rendu public lundi par l'UER.
"Je suis au regret de dire que (...) la pression de votre gouvernement a transformé RTK d'un fournisseur d'informations équilibrées en un média au service du parti au pouvoir et de vous-même comme Premier ministre", écrit M. Réveillon à M. Thaci.
"Les voix critiques ou alternatives ont été supprimées", déplore le patron de l'UER.
"Nous assistons à la pression du gouvernement du Kosovo pour faire de RTK un groupe de radio-télévision qui n'émette aucune critique, quelque chose qui ne sera profitable ni pour les citoyens du Kosovo, ni pour vos ambitions d'une plus large reconnaissance internationale de votre pays", prévient M. Réveillon.
Le groupe de radio-télévision RTK a été créé avec l'aide de l'UER il y a une dizaine d'années et était considéré jusqu'à présent comme un média indépendant et largement multi-ethnique dans un Kosovo à majorité albanaise.
L’Union qui rassemble 12 associations des personnes internement déplacées du Kosovo-Metohia a essayé de compléter le rapport de la MINUK, pour laquelle elle considère qu’elle a évité de répondre à la question sur la situation des droits économiques, sociaux et culturels des personnes internement déplacées. Même si au Kosovo existe une bonne loi contre la discrimination, elle n’est généralement pas appliquée, a dit le membre du Comité de direction de l’Union, Zlatko Maravic. Il dit que la discrimination la plus fréquente est sur la base ethnique, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’embauche dans les entreprises publique. Par exemple, dans l’Electricité du Kosovo, 98,6% d’employés sont des Albanais, et la situation est similaire dans les organes de la justice et l’éducation. Tous les documents, à savoir, factures, contrats sont imprimés exclusivement en albanais, ou éventuellement en anglais, tandis qu’au Kosovo n’existe qu’une seule institution d’enseignement supérieur dans laquelle les cours sont en serbe, à Mitrovica Nord, dit Maravic. Il a présenté la donnée que selon les sondages les plus récents effectués au Kosovo, environ 42% d’Albanais sont pauvres, et 81% de Serbes qui vivent dans la Province. S’agissant du retour, Maravic explique que les citoyens du Kosovo qui sont déplacés assez longtemps dans d’autres localités à travers la Serbie manifestent de moins en moins la disposition de revenir au Kosovo.