mardi 27 octobre 2009

Pressions du gouvernement sur les médias

(lemonde.fr - AFP)

L'Union européenne de radio-télévision (UER) a accusé le gouvernement du Kosovo de faire pression sur le groupe public de radio-télévision RTK pour le mettre au service du pouvoir.

Alors que le Kosovo va célébrer avec des élections municipales le 15 novembre son premier scrutin depuis sa déclaration d'indépendance en février 2008, le groupe RTK et son personnel ont été soumis "sans relâche à des ingérences politiques" au cours des cinq derniers mois par le biais de pressions politiques et financières, a dénoncé l'UER.

De telles pressions peuvent mettre en danger l'aspiration du pays à une plus large reconnaissance internationale, a mis en garde le directeur général de l'UER Jean Réveillon dans un courrier au Premier ministre kosovar Hacim Thaci rendu public lundi par l'UER.

"Je suis au regret de dire que (...) la pression de votre gouvernement a transformé RTK d'un fournisseur d'informations équilibrées en un média au service du parti au pouvoir et de vous-même comme Premier ministre", écrit M. Réveillon à M. Thaci.

"Les voix critiques ou alternatives ont été supprimées", déplore le patron de l'UER.

"Nous assistons à la pression du gouvernement du Kosovo pour faire de RTK un groupe de radio-télévision qui n'émette aucune critique, quelque chose qui ne sera profitable ni pour les citoyens du Kosovo, ni pour vos ambitions d'une plus large reconnaissance internationale de votre pays", prévient M. Réveillon.

Le groupe de radio-télévision RTK a été créé avec l'aide de l'UER il y a une dizaine d'années et était considéré jusqu'à présent comme un média indépendant et largement multi-ethnique dans un Kosovo à majorité albanaise.

lundi 5 octobre 2009

Le Kosovo en exemple pour Thilo Sarrazin

(dw-world.de)

En Une du Financial Times Deutschland : les suites du scandale provoqué par les propos controversés de Thilo Sarrazin, membre du conseil d'administration de la Bundesbank, sur les immigrés en Allemagne. Le président de la Banque centrale, Axel Weber, a estimé que les déclarations de l'ancien ministre des Finances du Land de Berlin étaient préoccupantes et avaient porté atteinte à la réputation de l'institution.

Deux déclarations de Thilo Srarrazin ont suscité l'indignation générale, rappelle le quotidien. « Les Turcs conquièrent l'Allemagne comme les Kosovars ont conquis le Kosovo : avec une forte natalité. » Et la seconde : « Je ne dois reconnaître personne qui vit aux dépens de l'Etat, rejette cet Etat, n'assure pas correctement l'éducation de ses enfants et produit constamment de nouvelles filles voilées. »

Des propos pour lesquels Thilo Sarrazin s'est ensuite excusé publiquement. Mais les critiques se poursuivent et l'affaire pourrait bien ne pas en rester là.

dimanche 4 octobre 2009

Kosovo et Contrôle des Balkans


Kosovo: Contrôle des Balkans. Septembre 2009
envoyé par KosovoJeSrbija. - L'actualité du moment en vidéo.


"C'est une forteresse sur le centre de gravité des Balkans. Celui qui contrôle le Kosovo a une sorte d'atout maître pour contrôler l'ensemble des Balkans"
(Colonel Alain Esparbes)

samedi 3 octobre 2009

Trois condamnations pour crimes de guerre

(francesoir.fr)

Un ancien commandant de la guérilla albanaise, Rrustem Mustafa, a été condamné à 4 ans de prison, et deux de ses adjoints, Latif Gashi et Nazif Mehmeti, respectivement à 6 et 3 ans de prison.

"Les traitements inhumains, avec recours à des mesures d'intimidation et de terreur, perpétrés sur des prisonniers civils ont causé d'immenses souffrances et représentaient une violation de l'intégrité et de la santé de ces prisonniers", a déclaré l'un des deux juges européens, l'italien Francesco Florit, en lisant le verdict.

Les victimes ont été principalement des Albanais du Kosovo.

samedi 20 décembre 2008

La situation des Droits de l'homme au Kosovo-Metohija

(glassrbije.org)

20/12/2008. C’est en raison du non respect des droits de l’homme au Kosovo-Metohia que les Serbes et les autres non albanais qui ont quitté la Province méridionale serbe en raison de la terreur des extrémistes albanais, manifestent de moins en moins la volonté de revenir dans leur pays natal. Les problèmes principaux dans la Province sont la discrimination ethnique, le droit au travail et à l’éducation compromise, ainsi que le niveau de vie bas des citoyens et les questions irrésolues de la propriété. L’Union des personnes déplacées du Kosovo a présenté, lors d’une conférence de presse, le rapport alternatif sur la situation des droits de l’homme des minorités, présenté aussi à Genève, comme réponse au rapport publié récemment de la MINUK pour l’an 2006. Plus de details de la plume de Mirjana Nikolic.

 L’Union qui rassemble 12 associations des personnes internement déplacées du Kosovo-Metohia a essayé de compléter le rapport de la MINUK, pour laquelle elle considère qu’elle a évité de répondre à la question sur la situation des droits économiques, sociaux et culturels des personnes internement déplacées. Même si au Kosovo existe une bonne loi contre la discrimination, elle n’est généralement pas appliquée, a dit le membre du Comité de direction de l’Union, Zlatko Maravic. Il dit que la discrimination la plus fréquente est sur la base ethnique, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’embauche dans les entreprises publique. Par exemple, dans l’Electricité du Kosovo, 98,6% d’employés sont des Albanais, et la situation est similaire dans les organes de la justice et l’éducation. Tous les documents, à savoir, factures, contrats sont imprimés exclusivement en albanais, ou éventuellement en anglais, tandis qu’au Kosovo n’existe qu’une seule institution d’enseignement supérieur dans laquelle les cours sont en serbe, à Mitrovica Nord, dit Maravic. Il a présenté la donnée que selon les sondages les plus récents effectués au Kosovo, environ 42% d’Albanais sont pauvres, et 81% de Serbes qui vivent dans la Province. S’agissant du retour, Maravic explique que les citoyens du Kosovo qui sont déplacés assez longtemps dans d’autres localités à travers la Serbie manifestent de moins en moins la disposition de revenir au Kosovo.
Le directeur exécutif du bureau de l’Union à Pristina, Srdjan Seratlic le confirme par la donnée qu’en 2006, 1 700 Serbes sont revenus au Kosovo, 1 600 en 2007, tandis que seulement 254 personnes sont revenues en 2008. Seratlic a indiqué la privatisation des entreprises, sur la base de laquelle le droit aux actions revient uniquement aux personnes employées en 2003, ce qui exclut automatiquement les non Albanais déplacés, comme encore une prévue de violation des droits de l’homme.
Dans son rapport, l’Union a demandé que la MINUK influence sur le gouvernement du Kosovo de mettre en oeuvre les lois contre la discrimination, de mettre en oeuvre la collecte des données sur la pauvreté et de réexaminer le cadre juridique de la privatisation des entreprises publiques au Kosovo. Les membres de l’Union demandent des procès plus efficaces des usurpateurs de la propriété des personnes déplacées, le renforcement de l’institution de l’ombudsman, et l’établissement du suivi objectif de la situation des droits de l’homme.

Nomination du chef des forces de sécurité du Kosovo

(iht.com)

20/12/2008. Le "président du Kosovo" a nommé un ancien combattant rebelle comme le premier chef des nouvelles des forces armées du Kosovo.

Le Lieutenant Général Sylejman Selimi sera commandant des 2500 éléments des force de sécurité qui seront formés par les experts de l'OTAN.

Selimi, un Albanais, était le chef militaire de l'UCK pendant les guerres séparatistes contre la Serbie.


(glassrbije.org)

Le ministre de la Défense, Dragan Sutanovac a déclaré que la création des forces de sécurité du Kosovo était absolument inacceptable pour la Serbie.

jeudi 18 décembre 2008

400 millions d'euros volés par des officiels de l'ONU

(albanianeconomy.com)

18/12/2008. Deux groupes indépendants de l'Union européenne et de l'ONU ont découvert que les fonctionnaires internationaux au Kosovo mal géré plus de 400 millions d'euros, a indiqué le quotidien allemand "Die Welt".

Selon les prétendus rapports, les fonds de l'UE qui devaient être destinés au secteur de l'énergie du Kosovo, ont été détournés par des fonctionnaires de l'ONU, avec des politiciens locaux.

L'enquête menée par l'Office Européenne de lutte anti-fraude, les enquêteurs des Nations unies et la police financière italienne a trouvé plus de 50 affaires de détournement de fonds financiers.

Dans douze de ces cas, il y a preuve de la responsabilité criminelle. Selon les données de l'UE d'environ 2,3 milliards d'euros ont été accordés pour le Kosovo au titre de l'aide depuis 1999.

mercredi 17 décembre 2008

Haraqija et Morina reconnus coupables d’outrage au Tribunal

(icty.org)

17/12/2008. Astrit Haraqija et Bajrush Morina, Albanais du Kosovo, ont tous deux été reconnus coupables d’avoir délibérément et sciemment entravé le cours de la justice en faisant pression sur un témoin protégé au procès de l’ancien chef militaire albanais du Kosovo Ramush Haradinaj, dans l’affaire Le Procureur contre Haradinaj et consorts.

Le Procureur alléguait qu’en juillet 2007, Astrit Haraqija, alors ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Kosovo et l’un des cofondateurs du « Comité de défense de Ramush Haradinaj », avait donné pour instruction à Bajrush Morina de se rendre dans le pays de résidence du témoin 2 afin de le convaincre de ne pas témoigner contre Ramush Haradinaj.

La Chambre de première instance a noté que, entre autres déclarations, Bajrush Morina avait déclaré au témoin 2 que d’autres témoins ayant déposé devant le Tribunal dans l’affaire Haradinaj et consorts avaient été tués après avoir témoigné au procès. La Chambre de première instance a conclu ce qui suit :

« … il ne fait aucun doute que Bajrush Morina cherchait à adresser un avertissement clair au témoin et à le dissuader de déposer au procès Haradinaj et consorts, et que ses paroles ne pouvaient être comprises autrement. Pour la Chambre de première instance, ce comportement constitue une forme d’intimidation … »

Le 3 avril 2008 La Chambre de première instance I avait acquitté Ramush Haradinaj et Idriz Balaj de tous les chefs d’accusation retenus contre eux, selon lesquels ils s’étaient rendu responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis au Kosovo entre mars et septembre 1998. Le troisième accusé, Lahi Brahimaj, avait été condamné à six ans d’emprisonnement pour traitement cruel et torture à l’encontre de deux personnes au quartier général de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK).

En rendant son jugement, le 3 avril 2008, la Chambre de première instance avait souligné « les grandes difficultés rencontrées [par la Chambre] pour obtenir le témoignage de nombreuses victimes » au cours du procès. L’affaire Haradinaj et consorts est actuellement pendante devant la Chambre d’appel.

mardi 16 décembre 2008

Nouveau cambriolage d'une Eglise serbe au Kosovo

(eparhija-prizren.com)

15/12/2008. Une nouvelle église au Kosovo Pomoravlje (Est du Kosovo) a été la cible de bandits. Au cours de la nuit dernière, l'église de Saint Nicholas a été dévalisé.

Selon le prêtre Srdjan Jerinic, le voleur a entré en cassant les portes a pris tout l'argent qui se trouvé à l'intérieur du temple, mais il n'y a pas de dégât sur les icônes et les fresques.

C'est la troisième attaque sur les églises dans la région de Kosovo Pomoravlje au cours de ces deux dernières semaines. Avant cette fois, c'était les eglises de Silovo et Vrbovac.